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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Pneumologue >> N° 2 - Avril 2012

La Lettre du Pneumologue

Avril 2012
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AVANT-PROPOS

Le bonheur est dans la presse !

Crise économique, révolution numérique, contrefaçon du métier de la presse, dérapages des médias grand public sur les sujets de santé, image ternie du monde médical, monopole de l’indexation des revues en langue anglaise...
Claudie Damour-Terrasson

ÉDITORIAL

Tuberculose : le point de vue du pneumologue

La pneumologie est née après la dernière guerre de la phtisiologie. Des 14 dispensaires antituberculeux qui existaient à Paris au début des années 1970, les 3/4 ont disparu.
B. Dautzenberg

TRIBUNE

Développement professionnel continu : un nouveau départ ?

La formation continue des médecins libéraux figure parmi les sujets qui, au fil du temps, ont le plus inspiré les ministres de la Santé successifs, l’un défaisant ce que l’autre avait mis en place avant lui.
M. Chassang

DOSSIER THÉMATIQUE : TUBERCULOSE

Place des fluoroquinolones dans le traitement des tuberculoses à bacilles résistants

»» Éviter la prescription d’une fluoroquinolone en cas d’infection respiratoire avant d’avoir éliminé formellement une tuberculose : risque de retards diagnostiques et thérapeutiques, et d’émergence de souches résistantes.
»» Réserver l’utilisation des fluoroquinolones au traitement des tuberculoses à bacilles résistants. »» Demander un avis spécialisé pour tout traitement de tuberculose multirésistante (MDR-TB) ou ultrarésistante (XDR-TB) [groupe thérapeutique du CNR-MyRMA].
»» Toujours privilégier la molécule la plus active, à savoir la moxifloxacine.
A. Fillion*, A. Pantel*, N. Veziris, A. Aubry

Intérêts et limites des tests de détection de l’interféron γ dans le diagnostic de la tuberculose

»» Les tests interféron (QuantiFERON-TB® et T-SPOT-TB®) sont des tests de diagnostic de la tuberculose latente plus maniables que l’intradermoréaction à la tuberculine (IDR).
»» Ils sont très spécifiques (90 à 100 %) et un peu plus sensibles que l’IDR.
»» Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, il n’existe pas d’argument de certitude pour préférer l’un ou l’autre des tests interféron ou pour préférer les tests interféron à l’IDR.
»» Il semble raisonnable de les privilégier chez les sujets vaccinés par le BCG, dans le dépistage des infections tuberculeuses autour d’un sujet contagieux et dans le cadre des visites régulières de médecine du travail des personnels exposés au risque de tuberculose. Chez les immunodéprimés, une approche combinant plusieurs tests, dont l’IDR, pourrait être intéressante. Ils n’ont qu’un intérêt marginal dans le diagnostic de la tuberculose maladie et ne sont pas validés chez l’enfant de moins de 5 ans.
V. Le Moing

Tuberculose extrapulmonaire : aspects thérapeutiques

L’analyse des pratiques en France permet de constater des traitements prolongés de plus de 6 mois dans les tuberculoses extrapulmonaires, sans raisons objectives, alors que les recommandations nationales et internationales ainsi que les données de la littérature permettent d’affirmer que la durée de traitement des tuberculoses extrapulmonaires, qu’elles soient associées ou non à une infection par le VIH, doit être de 6 mois, hors localisation neuroméningée.
S. Bouchikh, O. Fain

Traitement de la tuberculose maladie dans les populations particulières

»» Le traitement standard de la tuberculose est bien codifié.
»» Dans certaines populations, le traitement ne peut pas être standard, du fait des modifications de la pharmacocinétique des antituberculeux, d’effets indésirables attendus ou aléatoires ou encore de résistances.
»» L’allergie aux antituberculeux, la grossesse et l’allaitement, les maladies hépatiques ou la toxicité hépatique des antituberculeux, l’insuffisance rénale ou le grand âge demandent une conduite à tenir particulière.
P. Fraisse, C. Barnig, D. Bazin

IMAGERIE

Imagerie typique et atypique de la tuberculose bronchopulmonaire

L’imagerie diagnostique de la tuberculose bronchopulmonaire est dominée par la radiographie du thorax, très évocatrice dans les formes typiques. La tomodensitométrie volumique (TDMV) du thorax prend de plus en plus de place, car elle améliore l’approche sémiologique et le suivi des lésions et, dans certains cas, apporte une aide au diagnostic histologique et bactériologique. Elle est en première ligne, sous forme d’angio-TDMV (ATDMV), en cas de complication grave telle que l’hémoptysie, avant d’envisager un traitement par radiologie interventionnelle, ce qui permet de choisir entre artérioembolisation bronchique ou vaso-occlusion artérielle pulmonaire.
M.F. Carette, L. Mizouni, A. El Amri, J. Korzek, A. Khalil



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